Sophie de Mijolla-Mellor : Livres - Bibliographie | Que sais-je ? | Une question à toutes les réponses
 
Sophie de Mijolla-Mellor
Sophie de Mijolla-Mellor

Née en 1946,mère de deux enfants (Xavière et Philippe),je me suis dirigée tout d’abord vers la philosophie en particulier la philosophie politique. Mon mémoire de maitrise portait sur "La liberté dans l’Etat chez Spinoza" et j’ai obtenu l’agrégation à 24 ans.L’introduction à la psychiatrie m’avait alors vivement intéressée et j’étais auditrice aux présentations cliniques de l’Infirmerie spéciale. L’UFR de Sciences Humaines Cliniques de Paris 7 qui venait de se crééer en 1969 m’a engagée un an plus tard comme chargée de cours par l’intermédiaire de Juliette Favez-Boutonier pour enseigner la psychologie générale et du développement qui faisait partie des spécialités en philosophie. J’ai ensuite été titularisée dans cette même UFR où j’ai fait toute ma carrière d’enseignant-chercheur. Ma formation en psychopathologie s’est faite essentiellement auprès de Daumézon et Lantéri-Laura qui accueillaient des jeunes philosophes à leurs séminaires. Ma formation analytique (analyse quatrième) s’est faite avec Piera Aulagnier dont j’ai été très proche. Ma formation à la recherche s’est faite avec Jean Laplanche qui a dirigé ma thèse de doctorat d’Etat sur "L’évolution de la notion de sublimation". J’ai publié de nombreux articles en psychanalyse et 16 livres.La recherche et l’organisation de la recherche des doctorants est une part importante de mon activité à côté de la clinique. Ma perspective sur la psychanalyse s’inscrit dans ce que j’ai appellé les "interactions de la psychanalyse" avec d’autres champs du savoir ou de la culture et de la vie collective aussi je ne conçois pas l’exercice de la psychanalyse indépendamment de ce que je peux connaitre et découvrir dans ces domaines. Sur le plan épistémologique : - J’ai introduit la notion d’ « Interactions de la psychanalyse », que j’ai proposée (Cf article dans le Dictionnaire International de la psychanalyse) pour penser épistémologiquement, contrairement à la notion de « psychanalyse appliquée », les modalités de l’emprunt fécond des modèles faits par la psychanalyse aux sciences de l’Homme et à divers champs disciplinaires allant des domaines artistique, philosophique, littéraire, anthropologique au juridique et au politique. Mes propres recherches et publications s’inscrivent dans ce champ et j’en ai en outre fait l’intitulé de mon équipe de recherches et fait soutenir des thèses qui se réclamant de cette démarche. J’ai aussi établi avec des équipes de recherche à l’étranger de nombreux liens sur cette même thématique. Sur le plan théorico- clinique, mes apports concernent essentiellement: - la théorie psychopathologique de la pensée en lien avec les concepts de « plaisir de pensée » et de « mythes magico-sexuels » que j’ai élaborés et avec ma thèse sur la « Sublimation » qui propose une approche originale de cette notion. - la psychopathologie des psychoses et perversions adultes, en lien avec les théories de Piera Aulagnier, (théories de l’Informe et de l’Archaïque en relation avec l’Originaire et le pictogramme) et avec mes recherches cliniques à l’interaction entre la criminologie , la psychopathologie et la littérature ( sadisme, cruauté au féminin, paranoïa en particulier) - Le phénomène de la croyance, travaillé d’une manière originale à partir d’une réflexion croisée sur le « besoin de croire » , le phénomène passionnel, la confiance, l’aliénation mais aussi le doute, le « besoin de savoir ». « Psychoses, psychopathies et Criminologie » qui constitue actuellement l’axe de mon équipe de recherches à partir tant d’une étude clinique sur les psychoses et les perversions que des confrontations qui peuvent être faites avec le champ du religieux (meurtres rituels, sacrifice), du politique (violences et traumatismes liés à la guerre et au terrorisme), le champ anthropologique (croyances/délires), du littéraire et de l’artistique ( le crime par écrit chez les pervers littéraires et dans le roman policier, le théâtre de la cruauté, etc) « L’Infra monde et le pulsionnel », projet interdisciplinaire (Histoire des religions, anthropologie, psychanalyse, mythologies) et international (France, Brésil, Mexique) - J’ai développé les recherches dans le champ de l’Histoire de la psychanalyse en lien avec l’Association internationale d’Histoire de la psychanalyse (AIHP) dont je suis présidente après en avoir été secrétaire scientifique depuis 1985, et j’ai publié ces recherches dans la Revue internationale d’Histoire de la psychanalyse (Puf) Axe principal des recherches : « La théorie psychanalytique de la sublimation et de la pensée dans ses implications psychopathologiques, anthropologiques et culturelles » Principales publications : Outre une centaine articles dans des revues scientifiques nationales et internationales et collaborations à des ouvrages collectifs, S. de Mijolla-Mellor a publié 9 livres et en a dirigé ou co-dirigé 4 autres à la rédaction desquels elle a également collaboré.

Sa bibliographie

La paranoïa
Sophie de Mijolla-Mellor

La banalisation de ce terme, de par l'existence d'une forme atténuée de paranoïa relativement commune et d'un emploi peut-être excessif du mot, ne doit pas masquer sa réelle...

La sublimation
Sophie de Mijolla-Mellor

Notion fondamentale pour l'édifice théorique de la psychanalyse, au niveau individuel et collectif, la sublimation permet de penser l'articulation entre vie pulsionnelle et domaine de la culture...