Louise Harel : Livres - Bibliographie | Que sais-je ? | Une question à toutes les réponses
 
Louise Harel
Louise Harel

Je suis née à Alger et j’ai fait mes études secondaires au Lycée de jeunes filles d’Alger, puis j’ai commencé mes études universitaires à la faculté d’Alger tout en travaillant comme secrétaire de la directrice d’un collège (mes parents ne pouvaient me payer mes études).J’ai obtenu deux certificats Maths Physique Chimie et Chimie. J’ai été aidée par mes camarades qui m’ont passé les cours et par le professeur de chimie qui a mis à ma disposition le laboratoire le Jeudi. Après 2 ans de travail au collège comme fonctionnaire j’avais droit à un voyage gratuit dans la métropole. Moi qui rêvais de ce voyage, j’acceptai immédiatement. Je suis arrivée à Paris… et j’y suis restée. Tout en travaillant comme prof dans une école catholique j’ai obtenu à la faculté de Paris le certificat de Physique Générale et d’électronique et radioactivité Les cours de Mme Joliot-Curie étaient très intéressants ; nous avions de nombreuses discussions. Un de ces cours portait sur l’utilisation possible des éléments radioactifs dans la recherche en biologie. J’ai été enthousiasmée par cette idée et je décidais de faire de la recherche en biologie. Comme je devais gagner ma vie, je rentrais. au CNRS comme technicienne en chimie au PCB rue Cuvier. Puis j’ai appris que Melle Lebreton, sous-directrice de l’institut du cancer à Villejuif, recrutait des chercheurs. Je me présentais comme chercheur au CNRS. Je n’ai pas été acceptée. Je suis allée à l’administration du CNRS pour demander les raisons de mon échec. On m’a répondu que j’avais déjà un poste au CNRS. J’ai demandé une feuille de papier et j’ai présenté immédiatement ma démission de ce poste. Après quelques mois (difficiles pour moi ), je suis rentrée au CNRS comme stagiaire de recherche à l’institut du cancer. Ce nouvel institut était privilégié. Il était bien doté en crédits d’équipement et en crédits de fonctionnement. Par la suite j’ai pu bénéficier des subventions de l’ARC. C’est pourquoi j’y suis restée. Entre temps, j’ai fait un stage en Angleterre et, plus tard, aux Etats-Unis. Par la suite, je suis devenue responsable d’une unité de recherche : unité de Dynamique cellulaire.